OFFICE POUR LE RENOUVEAU DES TROLLEYBUS FRANCAIS

05 janvier 2012

Le trolleybus en 2012

Que réserve 2012 pour le trolleybus en France ? Alors que nombre de journaux et de magazines se remplissent d'horoscopes et de numérologies en tous genres, la deuxième chaîne de l'ORTF essaie de rester les pieds sur terre, ou plutôt les perches au fil.

En 2012 donc, la principale nouveauté sera l'arrivée à Limoges de quatre véhicules articulés Hess, qui feront leur première apparition sur un réseau français.

Pour les autres réseaux, du côté de Lyon, les appels d'offres ont été lancés pour l'électrification de la section Part-Dieu - Grange Blanche de la ligne C13, et les mainteneurs travaillent à l'amélioration de la disponibilité des Cristalis de sorte à réduire la part de réserve de sorte à rétablir la traction électrique sur cet itinéraire. Au-delà, le développement du trolleybus n'a pas fait l'objet de décisions ni d'études supplémentaires. Puissions-nous espérer que l'arrivée du Swisstrolley à Limoges redonne confiance au premier réseau de France et l'invite à sortir du carcan un peu trop étroit dans lequel il s'est enfermé avec le Cristalis.

Du côté de Saint-Etienne, l'incertitude continue de régner et on ne peut s'empêcher de penser que l'hypothèse de l'arrêt du trolleybus reste une piste possible, auquel cas, la cession des Cristalis à Lyon pourrait constituer une solution de souplesse supplémentaire pour les TCL dans l'objectif de l'électrification complète de C13.

Et puis Nancy, qui semble continuer tant bien que mal à exploiter ses TVR : la décision de Caen d'abandonner ce matériel au profit du tramway n'a semble-t-il pas fait jaillir la lumière en Lorraine, alors même que le statu quo conduira inéluctablement dans une impasse.

Au reste, plus d'espoir à Grenoble... ni même à Marseille...

Bonne année quand même à tous les lecteurs trolleyphiles !

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09 septembre 2011

Lyon : fortunes diverses avec Atoubus

Depuis le 29 août, le réseau lyonnais présente un nouveau visage, celui d'Atoubus, marqué par une importante refonte des lignes. Le résultat est assez mitigé car plusieurs axes à fort trafic voient la qualité du service passablement dégradée sans raison plausible sinon qu'elles ont contribué à nourrir des améliorations sur d'autres lignes.

Le 29 août a donc vu la mise en service d'une nouvelle ligne de trolleybus, C2, reliant la gare de la Part-Dieu au quartier des Semailles à Rillieux-la-Pape, par l'électrification de l'ancienne ligne 59 d'autobus. Elle bénéficie en outre de plusieurs couloirs réservés et d'un site propre dans la zone industrielle de Rillieux. L'exploitation par trolleybus articulés augmente la capacité de transport d'autant que la fréquence est améliorée par rapport à l'ancienne ligne avec un service toutes les 7 à 10 minutes.

030911_C2rillieux-europeRillieux-la-Pape, avenue de l'Europe, 2 septembre 2011 - l'ETB18 n°2921 au terminus des Semailles.

030911_C2rillieux-hippodromeLe même jour, avenue de l'hippodrome, sur la section en site propre, avec en arrière-plan les collines des monts du Lyonnais, notamment le mont Cindre, l'ETB18 n°2927 en direction de Rillieux.

Les lignes C1 et C3 n'ont pas été modifiées, si ce n'est que l'offre de C3 a été allégée en perdant un service par heure, ce qui compte parmi les mesures incompréhensibles sur la première ligne du réseau routier par son trafic.

Sur les autres lignes, le 4 Jean Macé - Cité internationale est devenu C4 sans changement. Le 11 Jean Macé - Bonnevay a été amputé de la section Jean Macé - Saxe Gambetta (où il n'était guère utile hormis provoquer une suroffre) et rebaptisé C11. On aurait apprécié qu'il retrouve son terminus historique de Bellecour pour éviter une correspondance sur la section la plus chargée de la ligne D.

Et ensuite, on attaque "le gros morceau". Rebaptisée C13, la ligne 13 Montessuy - Hôtel de ville a été prolongée à Grange Blanche par les Cordeliers et la Part-Dieu et a de ce fait perdu ses trolleybus puisque la section Cordeliers - Grange Blanche de son itinéraire ne dispose pas de bifilaires. C'est en donc fini de l'exploitation par trolleybus du 13, première ligne à grand trafic exploité avec ce mode de transport introduit en 1943. Certains affirment que les trolleybus reviendront, mais pour cela, il faudrait lancer un nouveau marché... ce qui n'est pas encore à l'ordre du jour au SYTRAL.

030911_C13cuire2Caluire, place Jules Ferry, 3 septembre 2011 - C13 jusqu'à Grange Blanche ? Les difficultés ne sont pas une vue de l'esprit et la girouette indiquant un terminus partiel aux Terreaux montre que la diamétralisation formant de longues lignes n'est pas forcément un atout pour le bus.

Les trolleybus libérés sont réutilisés sur C14 qui procède de la fusion du 44 Les Sources - Hôtel de ville et de la section Hôtel de ville - Jean Macé du 18, ce dernier, devenu C18, étant limité au parcours Croix Rousse Nord - Hôtel de ville. Malheureusement, l'offre a été alignée sur la plus faible, celle du 44 avec un service aux 8 minutes en pointe, contre 5 minutes sur le 18. Il en résulte donc quelques problèmes de charge et une irrégularité abyssale (des intervalles de 40 minutes ayant été constaté en pleine heure de pointe), qu'on retrouve aussi sur C13 ce qui démontre que les lignes longues où se succèdent les nids à retard sont un calvaire pour l'usager.

040911_C14duchere-abbe-pierre3Lyon, quartier de La Duchère, place de l'Abbé Pierre, 4 septembre 2011 - Dans un quartier complètement restructuré et méconnaissable à bien des égards, les trolleybus sont - enfin - réapparus sur l'itinéraire du 44 rebaptisé C14, grâce à l'abandon de l'exploitation du 13.

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26 août 2011

Anecdote sur Limoges

Un de nos lecteurs (merci à lui !) nous a fait parvenir ce lien vers un entretien avec un ancien conducteur de tramway et de trolleybus de Limoges. L'anecdote concernant les activités de Jean Lefebvre est absolument authentique : celui qui sera Paul Volfoni dans Les Tontons Flingueurs et Fougasse dans la série des Gendarmes fut bel et bien conducteur de trolleybus et il se dit même qu'il fut le premier sur les CS60 de Limoges.

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20 août 2011

Spécial Milan

Escapade italienne dans la capitale lombarde. Les trolleybus de Milan sont concentrés sur la troisième ceinture du réseau : après la première, assurée en autobus, la deuxième en tramway, la troisième, située dans les quartiers périphériques et sur de larges boulevards, est confiée aux lignes 90 et 91 (circulaires intérieure et extérieure), sur lesquelles se greffent les lignes 92 et 93 qui n'utilisent qu'en partie de la rocade : au total, 38,5 km de lignes commerciales.

Plusieurs sections de la rocade disposent de voies réservées en principe aux transports en commun (bus, trolleybus et parfois tramways) et aux taxis, mais le plus souvent, on voit aussi les motos, vespas et ce qu'on qualifiera pudiquement d'automobilistes pressés. Bref roule à peu près qui veut sur ces couloirs !

L'exploitation est assurée par un parc hétérogène comprenant différentes générations, livrées entre les années 1980 et les dernières années. L'ATM gère 149 trolleybus. La flotte SOCIMI est de loin la plus importante, en version standard (à quatre portes, dont deux au centre) et articulée. Le matériel brille par d'excellentes performances, mais la ventilation de la chaîne de traction rend le véhicule relativement bruyant. L'allure des véhicules n'est guère flatteuse, malgré la signature de Pininfarina (aussi peu en forme que pour le Mongy lillois !).

L'ATM a ensuite commandé des Cristalis, compte tenu de la fusion Iveco - RVI : l'expérience a été cependant limitée à dix exemplaires dont la présence en ligne est plutôt rare. On n'en dira pas autant de la dernière génération de trolleybus acquise par l'ATM à 60 exemplaires auprès de Van Hool. La caise de l'AG330 (version articulée) est déjà plutôt élégante, mais la chaîne de traction Vossloh fait de ce véhicule un véritable bonheur : nerveux mais souple et surtout d'un silence exceptionnel, puisque la seule chose qu'on peut entendre, ce sont les pneus sur le goudron !

Les lignes bénéficient d'une fréquence variant de 6 à 10 minutes sur la ceinture, et l'apport des lignes 92 et 93 permet d'abaisser sur certaines sections la fréquence à 4 minutes environ à l'heure de pointe. Toutefois, la circulation milanaise étant ce qu'elle est, les "grands intervalles" ne sont pas rares.

Du point de vue des installations, les aiguillages sont du type le plus récent et autorisent une vitesse de 40 km/h en position déviée, ce qui se révèle utile sur des itinéraires où la vitesse peut atteindre 60 km/h.

Le nouvel album photo milanais est à déguster sans modération : pour certains, il faudra prévoir les paquets de mouchoirs...

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19 août 2011

Lyon : on a roulé sur C2

Le 18 août a eu lieu un premier essai d'un ETB18 sur la ligne C2 Part-Dieu - Rillieux qui sera mise en service le 29 août prochain en remplacement de l'autobus 59. C'est presque la seule bonne nouvelle concernant les trolleybus dans le cadre de la refonte du réseau lyonnais...

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29 juin 2011

Limoges commande des Swisstrolley

Le marché de 4 trolleybus articulés (au minimum) lancé par le réseau de Limoges a été attribué à Hess et à son Swisstrolley. Le réseau avait procédé à un test des véhicules en compétition avec un Trollino 18 de Solaris et un Swisstrolley3. Victoire du candidat suisse. Un nouveau trolleybus va donc être homologué en France et, plutôt que de faire de brasser de l'air, la "capitale française du trolleybus" ferait bien de contacter Limoges pour regrouper les besoins et ainsi relancer le trolleybus en France.

Mais tout ce qui est logique est - malheureusement - bien improbable entre Rhône et Saône !

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28 juin 2011

Lyon veut des Cristalis

Irisbus et Alstom ont décidé d'arrêter la production du Cristalis, qui est un échec commercial puisqu'il a été vendu à deux fois moins d'exemplaires que son prédécesseur l'ER100 (et sa version articulée PER180). En outre, son coût élevé et sa fiabilté inversement proportionnelle au prix ont freiné certaines ardeurs.

Le Président du SYTRAL souhaite inverser la décision... mais n'a pour le moment manifester aucune intention de commande de trolleybus en lançant un appel d'offres. Après un échange avec les deux industriels, il a ainsi indiqué que si la production de Cristalis n'était pas poursuivi, le SYTRAL stopperait ses commandes d'autobus chez Irisbus et de tramways chez Alstom.

Tiens, Lyon dispose d'un code des marchés publics particuliers.... tant il est évident que dans une procédure normale, une telle décision provoquerait très certainement des recours qui seraient très facilement validés par le tribunal administratif.

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25 avril 2011

Filer à l'italienne

Après une décennie de procédures et de palabres, la communauté urbaine du Grand Nancy et le constructeur Ansaldobreda sont parvenus à un accord concernant les sept trolleybus acquis en 2001 et qui n'ont jamais circulé sur le réseau. Perches trop courtes ne pouvant être allongées, freinage non conforme à la réglementation, l'affaire a alimenté la chronique nancéienne déjà copieusement servie par les aventures du TVR. Les six trolleybus non réceptionnés sont donc repartis en Italie... un seul reste - pour l'instant ? - à Nancy puisqu'il a été réceptionné par son propriétaire...

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26 mars 2011

Lyon : le 13 perdra ses trolleybus

C'était une évidence et c'est désormais une confirmation : la restructuration du réseau de trolleybus prévue par le projet Atoubus ne pouvait garantir la pérennité des lignes existantes assurées par le parc de 69 Cristalis ETB12. 

La ligne 4 est maintenue sur son tracé Jean Macé - Cité internationale. La ligne 11 perd la section Jean Macé - Saxe-Gambetta, la ligne 13 est prolongée de Hôtel de ville à Grange Blanche, la ligne 18 limitée au parcours Hôtel de ville - Croix Rousse Nord et la ligne 44 prolongée en remplacement de Hôtel de ville à Jean Macé.

Or pour assurer ce réseau, il est nécessaire d'engager 64 trolleybus sur un effectif de 69 soit 92% de l'effectif. Mais comment atteindre un tel résultat avec un taux d'indisponibilité des Cristalis qui peut atteindre 30% ?

D'autre part, la pose des lignes aériennes sur la section Part-Dieu - Grange Blanche confiée à la ligne 13 ne sera pas effective le 29 août prochain. Résultat, la ligne 13 sera désormais exploitée par autobus.

Une page se tourne pour la première ligne de trolleybus lyonnaise de centre-ville, apparue non sans difficultés en remplacement des tramways en 1943.

On attend aussi les réactions des usagers actuels du 18 dans le quartier de la Guillotière, qui perdront leur liaison à forte fréquence (5 min en moyenne) vers les Cordeliers et la Croix-Rousse... et qui sera "compensée" par le prolongement du 44 sur la section Terreaux - Jean Macé, mais avec une fréquence, et donc une capacité, deux fois moindre.

Comme quoi, il ne faut pas voir dans cette opération que la seule mise en service de C2, l'électrification du 59...

 

 

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23 janvier 2011

C1, C2... et après ?

C1 achevée, C2 en cours d'achèvement... et après ? Compte tenu de la situation industrielle d'une part, et de la résurrection salutaire des tramways, les perspectives d'avenir du trolleybus demeurent incertaines.

Dans le cadre de la refonte du réseau lyonnais, le SYTRAL a décidé de prolonger le 13 de son actuel terminus Hôtel de ville jusqu'à Grange Blanche, ce qui nécessitera la pose de lignes aériennes sur le boulevard Vivier-Merle (au-delà de ce qui existe pour C1-C2), la rue Paul Bert, l'avenue Lacassagne et la rue du professeur Florence (voila pour le sens Montessuy - Grange Blanche) ainsi que sur les rues Roux-Soignat (équilibre de la rue Florence dans le secteur de Grange Blanche), la rue Servient et la rue Garibaldi (tracé apparemment retenu pour récupérer le cours Lafayette).

Ce prolongement est éminemment contestable compte tenu des interrogations qu'il soulève :
- sur la régularité de la ligne : la grande rue de la Croix-Rousse, la rue de Belfort, le marché sur le boulevard de la Croix-Rousse, la rue Terme, le cours Lafayette, les abords de la Part-Dieu, le croisement avec le tramway rue Paul Bert et la rue du professeur Florence sont de véritables points noirs de la circulation lyonnaise ; aussi, les regrouper sur une seule ligne risque de provoquer une irrégularité chronique !
- sur la capacité proposée : la partie est du 3ème arrondissement connaît une forte dynamique immobilière qui s'ajoute à un potentiel de trafic déjà important. Actuellement, sur l'avenue Lacassagne, l'offre est assurée par trois lignes 25, 28 et 34. La première offre un service toutes les 12 minutes en autobus standard ; la deuxième une fréquence de 7 minutes en autobus articulés; la troisième un service aux 10 minutes en autobus standard. Si le 34 ne sera pas impacté, la fréquence de la ligne 25 sera abaissée à 15/20 minutes et le 28 remplacé par l'extension du 13. Or la ligne 13 demeurera exploitée en trolleybus standard. Au final, l'avenue Lacassagne paiera un lourd tribut de la refonte du réseau. La capacité actuelle proposée atteint 1595 places / heure en pointe. Elle ne sera plus que de 1170 places avec la refonte. On appelle cela un progrès régressif.

Interrogation d'autant plus légitime que les travaux d'installation des nouvelles lignes aériennes n'ont toujours pas débuté, ce qui compromet la mise en service en septembre.

Doute renforcé également par la nécessité d'améliorer drastiquement la disponibilité des trolleybus Cristalis, puisqu'il faudrait mettre en ligne 64 des 69 ETB12 au parc... moins de 8% de réserve-maintenance : est-ce réaliste ?

La pose des bifilaires sur le nouvel itinéraire du 13 est-elle une mauvaise opération ? Peut-être pas. A défaut d'entrer par la grande porte, on entre par la fenêtre : compte tenu de la saturation inéluctable du 13 prolongé, le retour du 28 en articulés à la Part-Dieu pourrait être légitimé... et donc son électrification.

La refonte du réseau décale la ligne 28 à la liaison Grange Blanche - Vaulx village. L'itinéraire décidé présente un avantage : il dessert le pôle d'échanges de La Soie (métro, tram, Rhônexpress) ce qui facilitera l'accès au pôle hospitalier Lyon-Est depuis les communes de l'est lyonnais. Au-delà, c'est un itinéraire touristique qui n'oublie presque aucun quartier de Vaulx-en-Velin, ce qui semble quelque peu contradictoire avec la vocation de ligne majeure, qui suppose un tracé qui évite de tourner à chaque carrefour.

Donc, l'ORTF 2ème chaîne soumet l'idée suivante : oui, il faut électrifier la section Part-Dieu - Grange Blanche. Non, il ne faut pas prolonger le 13. Oui, il faut une nouvelle ligne 28, Part-Dieu - La Soie, exploitée en trolleybus articulés avec une fréquence de 6 minutes.

Cette réalisation amorcerait une nouvelle étape de développement du trolleybus à Lyon, après l'ère du Cristalis. En effet, il serait nécessaire d'étoffer le plan de développement pour amortir l'homologation d'un nouveau véhicule. On pensera évidemment aux lignes 29, 30 et 49 vers Sainte-Foy et Francheville...

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